Après avoir été témoins pendant des décennies d’une gestion corrompue, d’espaces publics mal entretenus et de niveaux de pollution élevés, il n’est peut-être pas surprenant que les habitants de Sofia soient désabusés par la politique. Cependant, cela ne signifie pas pour autant qu’ils se désengagent : les membres de la « génération de transition » bulgare prennent les choses en main avec des projets urbains innovants axés sur l’écologie.

« C’est exactement le chemin que je prenais pour aller chez ma grand-mère. » m’explique Svetoslav Aleksandrov, alors qu’il enjambe les fourrés qui empêchent encore d’accéder à la voie ferrée désaffectée qui traverse le district de Krasna Polyana, un quartier résidentiel de panelki situé à l’ouest de Sofia. « Dans les années 90, la ville était tellement chaotique, que ces chemins de traverse me paraissaient être un havre de paix, un refuge. » poursuit-il, avant de commencer la visite des lieux qu’il aimerait transformer dans une « route périphérique cyclable et piétonne de 32 km qui reliera tous les grands parcs, les quartiers densément peuplés ainsi que de nombreuses installations sportives et culturelles. » Pourtant, les paysages que l’on traverse oscillent encore entre bois impénétrables et terrains vagues, que viennent ponctuer de temps à autre un terrain de football abandonné et des boutiques informelles installées dans des baraques de métal. Mais il est vrai qu’au mois de mai, la couleur verte s’impose nettement dans le tableau.

Krasna Polyana et d’autres quartiers de la ville pourraient facilement décontenancer les touristes d’Europe occidentale s’ils se décidaient à s’éloigner du centre monumental. Ils y verraient peut-être des ressemblances avec certains quartiers résidentiels de Berlin, oscillants entre grands ensembles socialistes, petits immeubles discrets, grands pavillons avec jardin, infrastructures abandonnées, et de nombreux espaces verts, parfois incongrus, voire insolites. Mais c’est sûrement le manque d’entretien criant des voies publiques et du patrimoine architectural qui étonnera en premier. Un délabrement qui contraste avec de nombreuses constructions flambant neuves, sans aucun lien avec leur environnement.

Même si Sofia n’a jamais fait partie de l’empire austro-hongrois, elle a pourtant hérité d’un urbanisme basé sur le modèle viennois, avec de nombreux parcs. Cette tendance s’est poursuivie, et même intensifiée pendant la période socialiste, avec la création de trois grands parcs et de nombreux espaces inter-blocs. Mais la fin du socialisme a marqué un tournant : une frénésie de construction s’est emparée de la ville, ainsi que le développement d’un modèle de mobilité basé sur la voiture. Mais aujourd’hui, Svetoslav et d’autres Bulgares de sa génération sont déterminés à inverser cette tendance.

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« Lors de mes études d’architecture à Wuppertal, j’ai assisté à la création d’une piste cyclable à la place d’une voie de chemin de fer abandonnée, la Nordbahntrasse. J’ai tout de suite pensé à Sofia et au chemin que j’empruntais quand j’étais petit. Mais c’est seulement après les exemples plus médiatiques de Paris et de New York, que j’ai pris la décision de monter ce projet. En 2018, la mairie s’est montrée intéressée par notre idée, mais n’a pas fait grand-chose depuis. Si nous voulons qu’il se réalise, nous devrons compter sur nos propres moyens et sur notre persévérance » m’explique Svetoslav.

Issu d’une famille d’architectes, le porteur du projet Green Line est un Sofiote pur jus. Pourtant, comme beaucoup d’autres de sa génération, Svetoslav est parti étudier à l’étranger, avec comme ligne de mire une probable expatriation dans un pays où les salaires seraient plus élevés qu’en Bulgarie. Après avoir travaillé quelques années en Allemagne, il décide pourtant de revenir s’installer dans son pays d’origine, où il lance ce projet ambitieux avec une camarade d’université, contredisant l’apathie qui, selon les chercheurs en sciences sociales, caractérise sa génération.

Mécontents, mais pas impuissants

Dans l’ouvrage collectif « Challenges of transition in Eastern Europe », la politologue bulgare Louisa Slavkova, définit « la génération de la transition » comme une génération marquée un manque de confiance dans les initiatives collectives et l’engagement politique. Selon elle, le fait s’explique par ce « quelle a assisté à l’effondrement d’un régime totalitaire et à la faillite de l’économie. Alors que leurs parents ont dû se réinventer, à un âge où les perspectives de vie sont généralement stables, la génération de la transition est née, et a grandi, dans une époque de constante transformation ». Par conséquent, il s’agirait également d’une population qui trouve des solutions pragmatiques à ses problèmes, sans compter sur l’aide de personne.

Martin Yankov, le jeune urbaniste qui coordonne l’ONG Kolektivat ( « Le Collectif » ), semble également correspondre à cette description. Après des études à Londres, il a choisi de revenir s’installer à Sofia, et est devenu le porteur d’un projet qui a remporté un important succès public en Bulgarie : The Rivers of the City. L’initiative a même fait des émules et s’est exporté dans d’autres villes du pays. Avec un aplomb qui laisse présager un brillant avenir, Martin m’explique que « lorsque je suis revenu à Sofia, il m’a semblé impératif de créer une structure qui serait capable de coordonner les initiatives émergentes et mener à bien les projets d’urbanisme que je trouvais importants », avant de préciser que « même si nous travaillons en bonne entente avec la mairie, nous développons nos projets de façon autonome, avec des financements diversifiés, y compris privés. »

Si la capitale bulgare n’est pas traversée par un grand fleuve, à l’image de Paris ou de Londres, elle est pourtant irriguée par une myriade de petites rivières qui ruissellent depuis Vitosha, le sommet de plus de 2000 mètres qui surplombe la ville. Pour contrebalancer l’air pollué qui s’accumule régulièrement dans l’agglomération entourée de montagnes, certains urbanistes ont conceptualisé ces cours d’eau comme les voies respiratoires de Sofia. Ces canaux agissent comme des corridors, apportant l’air frais des montagnes dans la vallée. Ces rivières ont été canalisées dans le centre-ville, et constituent aujourd’hui un patrimoine mal entretenu de plus de 100 kilomètres de long entouré de verdure. L’idée de Martin est de revitaliser et de protéger l’ensemble de cet écosystème.

L’équipe de Kolektivat en 2024. Crédit : ©Kolektivat

« Chaque année depuis 2020, nous nettoyons et aménageons une portion de ces canaux, où nous proposons des activités culturelles, pédagogiques, sportives et artistiques, entièrement gratuites, et ouvertes aux familles. » explique Martin, avant de continuer : « Je suis convaincu que nous arriverons à préserver l’ensemble, mais cela sera long, car c’est un projet de très grande envergure. Cela prendra probablement une dizaine d’années, mais je ne suis pas inquiet, parce que nous serons toujours là pour porter le projet. »

En se plaçant comme une entité fonctionnelle et fédératrice, Kolektivat est devenu un acteur incontournable de la ville. Au point que la mairie de Sofia leur a octroyé des locaux emblématiques, qui appartenaient autrefois à l’agence qui gérait les transports publics. Installés en centre-ville, au sommet d’une tour des années 50, ils dominent Sofia d’une vue panoramique saisissante. Lorsque je lui demande s’il n’aimerait pas se lancer en politique et devenir le prochain maire de Sofia, Martin esquisse un sourire, mais réponds sans attendre : « La mairie s’est engagée officiellement à préserver et aménager ces cours d’eau, et elle facilite nos événements d’un point de vue logistique, mais cela s’arrête là. La politique ne m’intéresse absolument pas, et encore moins ces jeux sales ».

« Nous continuerons notre combat »

Aneliya K., non plus, n’a pas vraiment confiance dans la politique traditionnelle. Cette jeune femme de 32 ans fait partie du collectif qui se bat pour la préservation de la dernière zone humide naturelle de la ville : le marais de Boyana. Je la retrouve dans un café tranquille du quartier où elle me raconte son parcours : « J’ai grandi dans le coin. Dans les années 90, ma famille a tenté sa chance à l’étranger, ce qui fait que j’ai déménagé plusieurs fois pendant mon adolescence. J’ai fait des études de commerce à Londres, où j’ai connu mon mari qui est devenu avocat. Sur le papier, nous vivions plutôt bien en Angleterre, mais quelque chose nous manquait. Après l’épidémie de covid, nous avons décidé de revenir à Sofia. Nous avons naturellement emménagé à Boyana, où ma famille était revenue s’installer depuis quelques années. »

Alors que nous traversons le quartier en direction du marais, nous passons par des grappes anarchiques d’immeubles qui semblent tout juste sortis de terre. L’asphalte fait soudain place à des chemins de terre et des terrains vagues, quand Aneliya, qui a demandé à ne pas divulguer son nom de famille, m’explique que « Boyana était autrefois un quartier de villas secondaires, sur les pentes de Vitosha, mais depuis les années 2000, c’est devenu un quartier très recherché par les nouveaux riches. On y construit à tort et à travers des immeubles sans âme, sans aucune planification ni infrastructure, c’est-à-dire sans route, sans parking, sans écoles, sans tout-à-l’égout ni espaces verts. »

Nous sortons de la voiture qu’Aneliya a garée dans un parking en terre battue. Devant nous, la vue sur Sofia est imprenable. Derrière nous, les forêts de Vitosha semblent très proches. Nous enjambons des grillages installés à la va-vite pour accéder au marais de Boyana, qui se révèle être un espace sauvage de seulement 1,5 hectare. Malgré sa taille modeste, la zone humide abrite la plus grande biodiversité de la ville. Au moment de la restitution des biens nationalisés par le communisme, ces terrains qui étaient autrefois des pâturages sont devenus privés et on été rachetés par des entrepreneurs immobiliers. Personne ne comprend comment cela s’est avéré possible.

Les marais de Boyana en mai 2025. Crédit : ©Protecting the Boyana Marsh NGO

Lorsque j’interroge mon guide sur les cabines de sécurité abandonnées, elle me raconte « qu’en 2021, nous avons vu que des riverains s’opposaient à la destruction du marais de Boyana. Nous avons immédiatement rejoint les personnes sur place qui essayaient d’arrêter les tractopelles. La presse a relayé l’affaire, et les travaux ont été gelés pendant un moment. Mais les propriétaires ont grillagé le terrain et ont installé des agents de sécurité. C’est tellement ridicule qu’ils ne sont restés que quelques semaines. »

Alors que nous observons les dommages infligés par les machines à une partie du marais, elle continue : « Ensuite, nous avons créé une ONG pour préserver le marais et le transformer en parc naturel. Nous avons attaqué les propriétaires en justice pour faire classer cette zone humide comme un espace protégé. Nous aimerions que cela devienne un parc accessible à tous, mais pour l’instant nous n’avons pas réussi. Nous avons en face de nous les plus grandes entreprises du BTP de Bulgarie, qui ont des relais dans la classe politique au pouvoir depuis la transition. Mais nous continuerons notre combat, et avons fait appel. Malgré les intimidations, nous tiendrons bon, même sans l’aide de la Mairie ou de l’État ». Aujourd’hui, Aneliya fait bénévolement le tour des écoles de la ville pour sensibiliser les jeunes générations aux questions environnementales. Ils organisent parfois des visites in situ, même s’ils n’en ont pas vraiment le droit.

Étonnamment, l’histoire de Nikola Bonchev est également liée au quartier de Boyana, où sa grand-mère entretenait un potager qui avait permis de nourrir toute la famille pendant les années 90. « Après des études d’histoire à Vienne, je suis revenu à Sofia en 2013, alors que le pays était en proie à une vague de mouvements sociaux [contre la corruption et la vie chère]. Dans ce contexte particulier, j’ai commencé à participer aux activités d’un centre autogéré anarchiste où nous avons mené une réflexion autour de l’autosuffisance et du droit à la terre. C’est à ce moment-là que je me suis souvenu du potager familial » me raconte-t-il en roulant une cigarette. Puis, il continue : « Nos ateliers de création de potager en ville ont eu un tel succès que nous avons cherché des terres pour mener un projet collectif. Même la mairie a dû se rendre à l’évidence de la popularité de notre initiative. Nous avons finalement hérité d’un grand terrain en bordure du quartier de Drujba, qui appartenait autrefois à l’organisation qui gérait les marchés de la ville ».

Drujba est un des plus grands quartiers de Sofia. Avec ses immeubles socialistes à perte de vue, il marque la frontière Est de la ville. La parcelle en question est logée sur ce qui ressemble à un terrain vague au bord de la rivière Iskar. D’un côté les immeubles, de l’autre une usine thermique dont les grandes cheminées rayées de rouge dominent le paysage. Mais une fois franchie la porte, c’est bien la vision d’un magnifique jardin partagé qui s’impose. En cette saison, les plants de tomates et de poivrons, éléments importants de la cuisine locale, n’en sont qu’au début de leur croissance. Non, pour l’instant, ce sont les fraises, les salades vertes et les herbes aromatiques qui sont récoltées. Les arbres fruitiers en fleurs, surtout des cerisiers, des pommiers et des pruniers, feront bientôt le bonheur des enfants du quartier.

Nikola Bonchev dans le jardin de Drujba. Crédit : © Boryana Pandova_VIJ

Alors que nous discutons avec une famille qui nous offre quelques fraises et de la menthe, Nikola m’explique avec une fierté non dissimulée : « Ce potager est autogéré par plus de 80 personnes, dont une grande partie habite le quartier. Les adhérents de Gradina Za Drujba [Un jardin pour Drujba] consomment ce qui est cultivé, qui, selon nos analyses, est de très bonne qualité. Nous ne sommes qu’au début de la saison, mais en été l’endroit est merveilleux. Il n’y a pas d’organisation centralisée, ce qui a désarçonné certains utilisateurs au début, habitués aux structures de l’époque communiste. Mais aujourd’hui, cette horizontalité a renforcé le lien que les gens entretiennent avec le lieu. »

La société bulgare a été exposée à un régime communiste assez dur, où la propriété privée a été malmenée, tant en ville qu’à la campagne. En réaction, la propriété privée est aujourd’hui sacralisée, au point qu’il devient presque impossible de la remettre en question, même lorsqu’elle va à l’encontre de l’intérêt collectif. L’expérience socialiste nourrit également une certaine méfiance à l’égard des initiatives collectives, souvent perçues comme une perte de temps ou comme des tentatives de manipulation.

Le pouvoir de l’écologie

Les projets menés par ces acteurs dynamiques de la société civile bulgare ont en commun à vouloir réinventer les espaces verts, en assumant leur centralité dans la politique de ville. S’ils renouent avec des organisations collectives plus horizontales, certains n’hésitent pas non plus à chercher des solutions pragmatiques puisées dans la boîte à outils du capitalisme, comme des financements et des sponsors privés ou une communication très élaborée de leurs projets. D’un autre côté, l’ONG semble la forme d’organisation la plus plébiscitée et l’écologie est une cause assumée.

Les luttes écologiques en Bulgarie ont toujours été au cœur des mouvements contre l’autoritarisme, la mafia et la corruption. C’est d’ailleurs une mobilisation environnementale qui a précipité la fin de la « République populaire de Bulgarie » : une vague de manifestations contre une grave pollution au chlore dans la région de Roussé. Plus récemment, les mouvements anti-corruption de 2020-2021 ont débuté avec des activistes protestant contre des constructions illégales dans une zone protégée de la côte de la mer Noire. Il n’est donc pas surprenant que la société civile s’affirme aujourd’hui à travers des projets et des luttes environnementales.

Svetoslav, Martin, Aneliya, et Nikola ont grandi pendant les années difficiles de la transition vers l’économie de marché et ont étudié à l’étranger, avant de décider de revenir en Bulgarie. Ils proposent des solutions originales, adaptées aux réalités des centres urbains post-socialistes, qui se rapprochent parfois des problématiques des espaces industriels en reconversion. C’est notamment le cas en banlieue de Sofia, à Kremikovtsi, où était autrefois installé le plus grand complexe sidérurgique des Balkans, qui a employé jusqu’à 20 000 personnes. Abandonné depuis les années 1990, le site est devenu un lieu où la nature a repris ses droits.

Slava Savova, 38 ans, a étudié l’architecture à Glasgow, et elle a vécu dans plusieurs pays différents avant de revenir vivre en Bulgarie. Elle développe plusieurs projets artistiques, notamment sur la question de l’héritage post-industriel. Au départ, elle s’est intéressée à l’ancienne mine de fer de Kremikovtsi un peu par hasard : « J’aime faire de la randonnée autour de Sofia, et c’est comme ça que j’ai découvert que la mine à ciel ouvert était devenue un grand lac. J’ai trouvé l’endroit très beau et j’ai pris l’habitude de venir m’y promener, car il est accessible en bus depuis le centre-ville. ».

Kremitovski pit. Photo credit: © Slava Savova

Aujourd’hui, Slava milite pour la création d’un éco-parc, qui combinerait la préservation de la biodiversité et la mise en valeur du patrimoine industriel et humain de Kremikovtsi. En parallèle d’une exposition qu’elle a présenté dans le Tchitalichté de la petite ville de banlieue, elle organise une visite du site : « Aujourd’hui, la mine est devenu le lac le plus profond de Bulgarie, qui est alimenté par des sources d’eau souterraine. Il est devenu un lieu accueillant une biodiversité importante, car il est situé au pied de la chaîne des Grands Balkans. »

Nous marcherons près de deux heures, sans véritablement pouvoir faire le tour du plan d’eau. En ce début de printemps, les alentours sont parsemés de petites fleurs colorées et le lac attire de nombreux oiseaux qui viennent y nicher. Des chevaux de trait paissent en liberté sur les coteaux, ce qui contribue aussi au charme des lieux. Dans les années 90, les mineurs ont fait construire une petite chapelle sur les hauteurs qui domine le site, et qui marquent le début des Grands Balkans. De là, on peut contempler toute la région, l’agglomération de Sofia et le mont Vitosha.

« Kremikovtsi est emblématique des lieux post-industriels de la Bulgarie, et notamment des nombreuses mines qui ont été abandonnées après la période socialiste. Pendant longtemps, il s’agissait d’un lieu méprisé, car associé à une importante pollution et à des conditions de vie difficiles. Pourtant, la plupart des mineurs que j’ai interrogés sont très fiers de leur héritage, et aimeraient le transmettre. » m’explique Slava alors que nous revenons au village, avant de conclure : « J’aimerais beaucoup que ce lieu soit préservé, mais nous ne sommes qu’au début du processus, qui doit nécessairement devenir collectif et prendre en compte les habitants. »

Alors que je l’interroge sur les autres initiatives évoquées dans ce reportage, elle ne semble pas surprise, ni dépitée : « Je suis au courant de ces projets ou de ces collectifs, mais je ne connais pas forcément les personnes qui en sont à l’origine. Il n’est pas facile de réunir tous ces acteurs, qui ont pourtant des intérêts convergents. Pourtant, ensemble nous serions sûrement plus forts. »