Future of EU

Chronique future d’une Europe verte

Strasbourg

Semaine de plénière du Parlement européen

25 novembre 2024

Le téléphone à l’oreille, un peu essoufflé, Emile se fraye un passage à travers le monde qui reflue de l’hémicycle et encombre déjà le bar des fleurs. « Oui, oui politique mais neutre – t’inquiète… »

Il s’arrête pour respirer – ça s’agite à l’autre bout de la ligne.

« Oui, ça va… j’ai bien compris. Promis, je vais pas en faire des caisses sur mes anciens petits camarades verts. [….] Non. [….] Ecoute, je t’envoie un premier draft vers 19.00 et tu me dis à quel point j’ai manqué de distance ? ça ira comme ça, chef ? »

Il raccroche, agacé par l’insistance paternaliste et amusé de constater la frustration. C’est vrai qu’il y a cette petite électricité des moments historiques. On sent une certaine fébrilité. Pourtant, une investiture de Commission européenne, c’est un marronnier fidèle quoiqu’un peu lent. Surtout que d’ordinaire, le suspense est faible, tant la discipline de vote et les rapports de force au parlement sont prévisibles. Mais depuis les élections de 2019 où le « centre » politique de l’Europe s’est effondré, la tectonique a considérablement bougé les plaques. L’émergence dans les années de crise d’une droite radicale conquérante, menée par une génération de leaders charismatiques et prospérant sur les ruines de la social-démocratie a bouleversé la donne. Avec 86 députés, ils forment désormais le 4e groupe au parlement européen, juste devant des sociaux-démocrates déconfits. Et comme en 2019, le vote en juillet pour confier à Ursula von der Leyen la présidence de la Commission n’est passé qu’à quelques voix près.

Aux débuts de cette vague brune, un copain grec, prof à la LSE et intellectuel en vue, lui avait prédit, entre deux pintes au cœur de Londres, les succès de ces mouvements : « Sérieux, Emile, faut arrêter avec l’européisme à-la-papi. Ces fachos sont comme vous les Verts. Ils sont forts parce qu’ils développent une vision cohérente, articulée et conquérante de l’Europe et du monde. Alors eux, c’est plutôt la vieille civilisation millénaire, blanche et chrétienne, avec ses nations souveraines, fortes de leur histoire et de leurs traditions, jalouses de leurs intérêts, mais prêtes à coopérer pour lutter contre le péril des invasions barbares et la dissolution mondialiste. Islam et Bruxelles. C’est simple, et ça marche. Regarde : ça checke toutes les angoisses : identitaires, économiques, sociales et sécuritaires. »

Raconter comment progressivement, le Conseil a pris un coup de vert – et de frais. Comment les écologistes ont su mieux répondre au défi de l’extrême droite que les forces traditionnelles, en incarnant une autre forme de protestation radicale contre la marche du monde.

En effet. Le plus drôle se dit Emile constatant le nombre croissant de collègues journalistes accrédités, c’est que ces forces néofascistes ont paradoxalement rendu service à l’Europe. En repolitisant la chose publique européenne, elles ont mobilisé une nouvelle génération européenne, et rendu le spectacle de la politique européenne un peu plus excitant – sinon lisible.

Bref. Clairement, son rédac-chef aurait préféré couvrir cette importante plénière lui-même. Las ! retenu à Bruxelles pour la naissance imminente de son deuxième, il a dû se résoudre à envoyer le petit nouveau. Qui est bien à la bourre, d’ailleurs.

Enfin, « petit nouveau » songe Emile, après deux ans à la rédaction de Contexte à Bruxelles, il n’est plus un bleu. De fait, pour les journalistes de la « Bulle », le rythme de l’actu et la taille des effectifs vous font mûrir vite. Mais, comique épuisé de répétition, son chef plaisante toujours qu’il le trouve encore « un peu vert ». Sous-entendu, ses 10 ans comme assistant d’une députée européenne EELV, puis comme conseiller politique au groupe des Verts ont nécessairement un impact sur sa vision des choses (malgré les circonstances tragiques de ce début de carrière, puisque sa députée était morte assassinée).

Evidemment – d’ailleurs c’est aussi pour ça qu’il a été recruté. Médias, lobbyistes, ambassades, tous les acteurs de la scène bruxelloise ont été progressivement conduits à mettre de plus en plus de vert dans leur staff. Car sur les cinq dernière années, l’évidente centralité des thématiques écologiques inaugurée par le Green Deal de Ursula von der Leyen s’est accompagnée d’un renforcement croissant du poids politique des verts sur l’échiquier politique européen.

« Un café s’il vous plaît. » Evidemment le bio est au double du normal… Pfff. On n’y est pas encore, râle-t-il. Son poison légal et brûlant à la main, Emile cherche une table libre du regard… Il rumine les éléments de sa série d’articles pour couvrir cette plénière d’investiture. Pas simple. Surtout pressé par le temps et son chef.

Il va falloir synthétiser. Marées vertes contre vagues brunes. Raconter comment progressivement, le Conseil a pris un coup de vert – et de frais. Comment les écologistes ont su mieux répondre au défi de l’extrême droite que les forces traditionnelles, en incarnant une autre forme de protestation radicale contre la marche du monde. Comment la coalition conservateurs-écologistes un peu acrobatique pour les Verts autrichiens a ouvert l’année 2020 et donné le ton. Puis les succès, du Benelux jusqu’aux toutes dernières élections de 2023, quand Danemark et Finlande ont accentué la tendance initiée en 2019 en se dotant de gouvernements menés par des écologistes femmes et trentenaires.

Heureusement, le tournant de 2021 est connu – cet automne où un autre mur est tombé en Allemagne. Avec 25,7% des votes, les Grünen venaient de battre sur le fil la CDU de Annegret Kramp-Karrenbauer. Une chancellerie verte pour succéder à Angela Merkel – le vent de l’histoire soufflait fort. Et la bande-son des groupes écoféministes de grün-rock avait rythmé ce basculement, aussi sûrement que la Neue Deutsche Welle pour la gauche alternative du Berlin des années 80.

Emile s’en souvient bien. Il avait quitté le groupe et Bruxelles pour Budapest. Histoires d’amour et de trajectoires politique mêlées. Mais souvent à Berlin ou à Prague pour la fondation Böll, il avait suivi cette élection de près. Et vu la petite force contre-culturelle née dans les années contestataires d’une société allemande oppressée par son passé devenir la force structurante du changement. Entre le score inquiétant de l’AfD, flirtant avec les 20% et l’effondrement historique d’un SPD anémique, il n’y avait qu’une seule coalition possible. Les négociations avaient été âpres, mais rapides, somme toute – et l’Allemagne avait changé de visage, d’attitude et de ton. Au bénéfice de toute l’Europe.

« Emile – eh, gros ! par ici » A la table, en train de lui gesticuler de les rejoindre, deux anciennes collègues, devenues députées en mai dernier – et une jolie brune aux yeux verts inconnue au bataillon. Emile rejoint le trio de vertes. Céline est liégeoise, Kari allemande d’origine estonienne (et élue à Tallinn), et – on lui présente – Cristina, de Bucarest, directrice de campagne pour le nouveau mouvement écolo-citoyen qui vient de percer aux élections européennes en Roumanie. Emile sent sa curiosité professionnelle et personnelle converger dangereusement.

Partout, ou presque, la compétence reconnue des écologistes n’avait d’égale que leur manque de charisme et d’incarnation politique.

Il se tourne vers les copines : « Alors, prêtes à gouverner l’Europe ? », plaisante-t-il ? Sourire conquérant et regard déterminé, les visages en disent long. « Mec, maintenant, l’Europe c’est nous ! le tance Céline.

– von der Leyen comme présidente de la Commission, c’était un des éléments du contrat de gouvernement en 2021, ajoute Kari. Ça faisait passer la pilule pour la CDU. Et de toute façon, à Berlin on tient le ministère des finances – autant dire le ministère des affaires européennes.

Elle poursuit : au total, ça nous fait 7 commissaires dans le Collège.

– Plus le commissaire pirate tchèque, renchérit Céline. Avec des bons portefeuilles, mon Emile. On va la changer cette Europe, enfin, putain.

– Il faut dire, avec l’agriculture, les transports, le marché intérieur, le numérique et les affaires intérieures, on va avoir un peu de marge. Et nous, ça sera pas du greenwashing. »

Emile acquiesce : « Hum. Pauvre Timmermans, il n’a pourtant pas démérité, et le voilà aux oubliettes, remplacé par son adversaire de Groenlinks. ». Puis objecte : « Mais quand même, le Green deal de VDL, c’était pas du flan, non ? Après tout, elle a donné cohérence et impact au message européen de leadership climatique. C’est pas ça qui a sauvé les Accords de Paris ? »

« Mensch! Business as usual. Rien de systémique. Elle a reculé sur les accords de commerce, la PAC… Kari commence son bilan réquisitoire de la mandature précédente…

– et les transports ! coupe Céline… Elle est restée très allemande, quand même (regard prudent à Kari) et a tout fait pour préserver les intérêts de l’automobile nationale, au lieu d’engager l’indispensable et urgente conversion d’un secteur en crise structurelle. 14 millions d’emplois menacés en Europe ! – et on perfuse pour faire croire que tout va rester comme avant. On croirait les gouvernements des années 70 avec la sidérurgie. Et attends ! Sous la pression des fanatiques du camion, en Europe centrale, en Roumanie surtout (regard furtif à Cristina, qui corrige aussitôt : « et à l’ouest, Céline – en France surtout ! »), elle a refusé nos propositions pour faciliter le basculement vers le fret ferroviaire. Sérieux, la neutralité carbone en 2050 sans mettre les transports à contribution, c’est quand même une blague, non ? » La question est rhétorique. De toute façon, Emile sait bien que derrière les marques d’enthousiasme militant il y a des esprits politiques affûtés et une expertise des dossiers supérieure à la moyenne.

Cette expertise a longtemps été à la fois une force institutionnelle, qui permettait aux « petits » écolos de jouer dans la cour des grands. Mais aussi une faiblesse sur des scènes politiques nationales polarisées, où reconnaître la complexité des problèmes vous marginalise. Partout, ou presque, la compétence reconnue des écologistes n’avait d’égale que leur manque de charisme et d’incarnation politique. Sans parler de leurs difficultés récurrentes à marier radicalité des convictions et réalisme politique.

Pour le coup, l’expérience allemande de dépassement du clivage ancestral entre fundi et realo avait vraiment changé la donne. Un collègue journaliste de la TAZ lui avait expliqué un jour : « tu vois Emile ici, contrairement à chez vous, le changement générationnel s’est traduit dans la culture politique : les Grünen sont passés d’un compromis plus ou moins sincère entre deux tendances concurrentes, à une synthèse qui garde le meilleur des deux. »

Il n’avait pas tort. Pur produit de l’identité ouest-allemande post-1945, entre pacifisme, féminisme et environnementalisme, les Grünen étaient la seule force de contestation sociale acceptable et tolérée. Ils avaient réussi à mûrir, à dépasser la génération des fondateurs soixante-huitards entre libertarisme sulfureux et gauchisme culturel. Et grâce au fédéralisme allemand, à faire vivre plusieurs nuances de verts, du plus conservateur Bade-Würtemberg au plus branché de la capitale fédérale.

Emile repense aux écologistes Français. Ecartelés entre les réflexes pavloviens d’une scène politique polarisée autour du clivage droite/gauche, y compris dans leurs rangs, les querelles de pureté idéologiques et la nécessité de poursuivre le travail d’écologisation de la politique et de la société française, « les Verts français ressemblent un peu à Sisyphe » lui avait dit son collègue allemand, qui aime bien citer Camus. De fait, prisonniers d’un système politique absolutiste, ils ne parvenaient pas à émerger dans le concours de grandes gueules entre opposants au système. De toute façon la réélection de Macron en 2022 face à une candidate de gauche avait confirmé, si besoin est, qu’en France la bataille culturelle était loin d’être gagnée.

A la croisée professionnelle et militante, Emile avait couvert cet épisode traumatisant. Par miracle, les différentes personnalités et appareils politiques à la gauche de Macron avaient réussi à s’accorder assez tôt sur le nom de Christiane Taubira pour une candidature commune. L’ancienne ministre de la justice avait réussi à rallier de justesse le deuxième tour – devançant Marine Le Pen de quelques dizaines de milliers de bulletins seulement, suite à la dispersion des voix entre plusieurs candidatures concurrentes.

Hors-jeu, la droite radicale s’était déchainée, rivalisant de grossièreté pour déterminer si elle haïssait plus le président-banquier des riches ou l’égérie noire du mariage-pour-tous. L’atmosphère d’entre-deux-tours avait été irrespirable et Macron l’avait finalement emporté de cent mille voix. Dans ce pays horriblement polarisé, les écologistes français parvenaient seulement à exister aux élections à la proportionnelle, comme les municipales de 2020 ou ce score historique (20 députés) aux européennes de 2024 venait de le prouver.

« OK, vous allez avoir des leviers institutionnels. Vous pensez que ça suffira ? En Allemagne vous n’avez toujours pas réussi à fermer les centrales à charbon. D’ailleurs vos partenaires scandinaves trouvent ça plutôt moyen, j’ai cru comprendre. Et en Autriche, les migrants… »

Kari le coupe sèchement. « Attends Emile, exagères pas. D’abord tu sais bien qu’une coalition avec la droite, pour nous c’est pas un mariage d’amour. Et puis…Le charbon déjà on l’extrait plus, bon début non ? Et puis regarde mieux où ça a fait la différence : la diplomatie climatique. D’ailleurs tu l’as souligné toi-même, le premier effet de 2021 c’est d’avoir permis à Ursula et à l’UE de reprendre la main de façon crédible sur l’application des accords de Paris. T’as remarqué que Bruxelles avait changé de ton avec Pékin et Washington ? Alors que nos copains verts scandinaves viennent jouer les Greta avec nous, c’est pas très fair-play – mais c’est le jeu. Et finalement, c’est bienvenu. Cette pression de nos partenaires européens permet de gagner des arbitrages aussi au sein de la coalition.

– et puis cette fois on a les leviers du budget. Céline énumère sentencieusement. Luxembourg, Helsinki, Copenhague, Dublin, Berlin… On est enfin reconnus sur les finances. Comme de bons épiciers, plaisante-t-elle pour alléger la tension.

– Hum. Soit. Mais enfin vous devenez mainstream. Le pouvoir c’est la fin de l’innocence, et… »

Silencieuse jusqu’ici, Cristina l’empêche de finir sa phrase : « Société civile, Emile » dit-elle, d’une voix posée et ferme dont l’accent et la musique rappellent immédiatement à Emile son attachement à cette partie de l’Europe.

« Vous voyez, Emile, la Roumanie est un bon exemple. Les institutions y sont très corrompues. Les partis survivent grâce au clientélisme et surtout parce que la déconnexion entre le côté institutionnel et le côté citoyen de la politique était devenue structurelle. C’est pour ça que les différents mouvements écologistes des quinze années passées, et leurs mobilisations à Punghesti contre le gaz de schiste, à Rosia Montana contre la mine d’or, en passant par les pollutions diverses, n’ont jamais vraiment débouché sur des expressions politiques durables. En outre, les partis verts dans cette région, vous le savez, sont sociologiquement très peu représentatifs, ridiculement faibles, et souvent tributaires de vos modèles de pays développés allemands, autrichiens – ou bien du modèle agrarien un peu conservateur des pays baltes. Alors qu’il y a le potentiel d’agréger certaines élites urbaines progressistes et les éléments les plus conscients des communes rurales – en Pologne, par exemple.

En Roumanie ce qu’on a vu émerger est assez nouveau, justement. Greta, ça n’a pas trop marché. Et en plus, ceux susceptibles de relayer son message sont partis – massivement, chez vous, à l’Ouest. Mais l’Australie qui brûle, là oui ! Par exemple, j’ai vu les paysans devant leurs récoltes asséchées faire des liens qu’ils ne faisaient pas avant. C’est comme ça que notre Mouvement pour la Terre a pris racine en Roumanie – parce que les paysans y voyaient la terre et les urbains la planète.

– Exactement, poursuit Céline, relancée. Et de ce côté-ci de l’Europe, Greta en revanche, ça a cartonné. Surtout quand elle a refusé d’être élue l’année dernière en Suède, tout en soulignant qu’il fallait quand même voter pour ceux qui prenaient le climat au sérieux.

Emile l’interrompt : « Mais elle a aussi suscité des mouvements et des partis écologistes radicaux, en concurrence des verts accusés d’être trop centristes, non ?

– C’est vrai, reprend Cristina. Mais paradoxalement en politique les sommes peuvent être supérieures aux intégrales, c’est un des mystères de l’arithmétique électorale. Dans un premier temps, il vaut mieux trois mouvements à 5/10/15 qu’un seul à 20%, surtout si on peut se retrouver sur la suite. Donc sur ce coup la concurrence a plutôt servi la cause commune. En ouvrant la fenêtre d’Overton, ces mouvements écolos extrémistes ont aussi rendu les partis verts plus centraux – sans qu’ils perdent en radicalité.

– Cela dit, moi je ne suis pas entièrement d’accord, objecte Kari : quand il y a dispersion il y a aussi risque d’affaiblissement. Dans nos systèmes à la proportionnelle, c’est la capacité à faire vivre des propositions radicales dans un cadre politique hostile qui compte. A l’image des Grünen, les verts nordiques ou du Benelux l’ont menée à fond. C’est pour ça qu’ils sont au gouvernement maintenant. C’est vrai que cette histoire de fenêtre a pu jouer, mais beaucoup moins que notre message de mobilisation devant les images catastrophiques. »

Un groupe renommé « Ecologistes Européens » car si les verts en restent l’ossature ils n’en sont plus la composante unique ; un groupe enfin continental.

Emile sourit – ces débats il les reconnaît. Il y a contribué, même souvent. Force est de reconnaître qu’en dépit des divergences persistantes, Cristina a raison. Il s’est passé quelque chose qui a reconnecté les sphères institutionnelles et civiles. D’où l’augmentation de la participation à ces élections européennes – 65%, le niveau de 1979 dans une Europe à 9 pour un parlement principalement décoratif, est dépassé. La politisation de la chose publique européenne s’est accentuée, l’européanisation des scènes politiques nationales va croissante. Et Kari a raison aussi. Le contexte de mobilisation s’est fait en faveur de « ceux qui prennent le climat au sérieux ».

Dans les pays d’Europe du nord-ouest, ce sont les partis Verts évidement, mais ailleurs, ce sont d’autres mouvements. Les pirates, bien sûr, tchèques et même français. Le mouvement Volt aussi, avec des élus allemands, bulgares et belges. Ou encore ces députés venus de pays où les luttes sociales restent structurantes pour l’échiquier politique : c’est dans la convergence santé, travail et bien être, que la préoccupation écologique avait finalement rencontré les luttes politiques de la gauche et le soutien des syndicats et associations, donnant quelques élus espagnols, italiens et ceux issus d’un renouveau vert-gauche en Croatie, Slovénie, et Pologne. Une centralité et une attractivité qui ont fait du groupe écologiste le 2e en nombre de cette mandature 2024-2029. Un groupe renommé « Ecologistes Européens » car si les verts en restent l’ossature ils n’en sont plus la composante unique ; un groupe enfin continental, auquel seuls deux grands pays, l’Italie et la Pologne voire d’une certaine façon l’Espagne se dérobent encore partiellement.

Demain, après le discours de Ursula von der Leyen, c’est la co-présidente suédoise et non le co-président français qui prendra la parole au nom du groupe. Afin de signifier que s’ils font bien désormais partie de la majorité qui gouverne l’UE, c’est pour en changer l’orientation générale et la substance des politiques.

« Radical et Responsable » Emile a son angle. Son chef n’aura qu’à trouver le titre.

Cet article a été publié dans notre dernière édition, A World Alive: Green Politics in Europe and Beyond”.

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